Le hasard a voulu que, ce dimanche 18 février, je sois en train d’écrire cet édito au moment où j’apprends la disparition brutale de Didier Lockwood. Après un moment de stupeur bien légitime, je décide de recommencer mon écrit en rendant un hommage sincère et admiratif à ce charismatique musicien avec lequel j’ai passé un délicieux moment le jour de son concert donné, l’année dernière, pour la clôture de la 13e édition du MJF.

Ce souvenir émouvant m’amène à observer qu’après toutes ces années de rencontres avec des musicien•ne•s, je peux affirmer que les meilleurs d’entre eux ont toujours des personnalités généreuses et humbles. Cela confirme bien que ce qui compte dans le Jazz ce n’est pas l’instrument mais c’est bel et bien l’Homme derrière l’instrument. L’Homme qui, avec sa culture, la richesse de son vécu et ses valeurs humaines, transmet ses émotions en improvisant dans l’instant. La très belle affiche de Jean-Noël Pauline, avec une contrebasse suggérée et des mains très présentes, illustre parfaitement cette réflexion.

Cette année encore, nous avons le bonheur de recevoir de formidables musiciens et même des musiciens de légende comme John Scofield ou Stanley Clarke.
Alors… belles émotions et bon festival !

edito

Patrice Winzenrieth
Créateur et programmateur
du festival